Patrick Fiori, parrain de l’association : "On me parle souvent de Grégory"

Ils se sont rencontrés artistiquement avant que Grégory n’intègre la Star Academy. Aujourd’hui, Patrick porte son combat.

patrick fiori témoignage Grégory Lemarchal


Pourquoi avoir accepté la responsabilité d’être parrain de l’Association Grégory Lemarchal ?


Patrick Fiori : Pour avoir connu Grégory et connu son combat, il était impossible de refuser. Éthiquement et humainement parlant, j’aurais eu l’impression de me trahir. Ce garçon chantait comme un rossignol, il était drôle, audacieux, ambitieux et, surtout, il était resté « normal » malgré le succès et les compliments. En le voyant, on ne pouvait pas imaginer une seule seconde la grave maladie qui se cachait, ce qu’elle lui faisait subir, et encore moins ce qui allait arriver. Alors je ne l’ai pas connu longtemps, mais j’ai l’impression de l’avoir rencontré pour l’éternité.


Et aujourd’hui, c’est son message que vous portez...

P. F. : Oui parce qu’on me parle souvent de Grégory mais qu’il faut encore et toujours expliquer la réalité de cette maladie, qui est peut-être plus complexe à appréhender pour le grand public. À travers bien sûr l’image de Grégory, il faut ne jamais lâcher l’histoire, ne pas se lasser des mêmes phrases pour raconter, et planter le drapeau dans l’esprit des gens. C’est un combat de tous les jours. La mucoviscidose nous arrache encore trop de personnes. Ce que je souhaite, c’est qu’elle n’emporte plus personne, c’est qu’enfin on puisse vivre avec cette maladie. Et rester.


Pourquoi est-ce si important de continuer à parler de la mucoviscidose ?

P. F. : Étant l’un de ses parrains, je suis bien sûr informé des actions très concrètes menées par l’association, mais moi aussi j’ai eu besoin que l’on m’explique ; la maladie, les avancées de la recherche, le quotidien de ces jeunes et leurs difficultés à parfois se construire un avenir ; moi aussi j’ai besoin d’être sensibilisé au don d’organes ; moi aussi j’ai besoin de comprendre. Et grâce à Greg, grâce à l’association, je commence à comprendre beaucoup de choses. Avec Laurence et Pierre Lemarchal, et toutes les personnes engagées dans cette lutte, nous avons ce souhait du cœur d’aller ensemble au même endroit. Et on sait ce qu’on doit faire. Grégory nous a mis sur des rails, nous sommes dans un train et nous devons tout tenter pour l’amener au bout. Quand on en aura fini avec la mucoviscidose, alors on pourra s’arrêter.


Photo : © Yves Mayet

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